Au Bénin, le risque de paludisme selon la période de séjour varie fortement d’une région à l’autre, même si la maladie reste endémique sur l’ensemble du territoire tout au long de l’année. La transmission tend à augmenter pendant la saison des pluies, entre avril et juillet dans une grande partie du pays, sous l’effet de l’humidité et de la multiplication des points d’eau stagnante. Le poids de la maladie recule ces dernières années au Bénin, mais reste élevé, avec une intensité qui varie fortement selon les régions et les saisons. La saison sèche, de novembre à mars, tend à faire diminuer ce risque, même si l’intensité varie selon les zones du pays. Comprendre cette variation aide à mieux organiser sa protection contre le paludisme au Bénin avant le départ.
Pourquoi le risque de paludisme augmente-t-il pendant la saison des pluies au Bénin
Les pluies abondantes multiplient les points d’eau stagnante, l’habitat de reproduction privilégié des moustiques anophèles femelles. L’humidité prolonge aussi leur durée de vie, ce qui augmente le nombre de piqûres infectantes par personne, en particulier entre avril et juillet dans une grande partie du pays.
Le Bénin a recensé 1 767 457 cas de paludisme et 2 362 décès en 2024, un chiffre qui reste élevé même si la transmission tend surtout à augmenter pendant la saison des pluies, avec une protection contre le paludisme pendant son séjour qui reste indispensable.
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Le risque de paludisme est-il le même dans le nord et le sud du Bénin
Non, le niveau de risque varie selon les zones du pays, avec une saisonnalité plus marquée dans certaines régions.
- Sud et littoral (Cotonou, Ouidah, Grand-Popo) : deux périodes humides se succèdent dans l’année, une longue et une plus courte, avec une circulation du parasite qui reste active dans les zones humides urbaines du littoral.
- Départements du nord (Atacora, Alibori, Borgou, Donga) : une seule période humide, plus concentrée, avec une incidence qui reste la plus élevée du pays selon les derniers suivis nationaux.
C’est dans ces départements du nord que le Bénin déploie sa chimioprévention du paludisme saisonnier, un dispositif ciblé sur les enfants pendant la période de plus forte circulation du parasite. Cette répartition géo-climatique explique pourquoi un même mois de voyage n’expose pas de la même façon un séjour balnéaire au sud et une excursion dans le nord.
Quels mois présentent le risque de piqûres de moustiques le plus faible au Bénin
La saison sèche, de novembre à mars, offre la meilleure fenêtre pour limiter les piqûres de moustiques. L’harmattan, qui souffle surtout de décembre à février, assèche l’air et réduit les points d’eau stagnante, en particulier dans le nord du pays où ce vent venu du Sahara marque une vraie rupture climatique.
Le Bénin a d’ailleurs enregistré une baisse de l’incidence et de la mortalité du paludisme entre 2022 et 2024, selon la déclaration du Bénin auprès du bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé pour l’Afrique. Pour organiser sa prévention dans le détail, avant, pendant et après le séjour, le guide pour préparer sa santé au Bénin contre le paludisme détaille les traitements et les gestes recommandés selon la durée du voyage. La baisse du risque ne dispense d’aucune précaution : la transmission du paludisme au Bénin reste possible même pendant les mois les plus secs, ce qui justifie une protection constante quelle que soit la date du séjour.
Autres questions fréquentes
Faut-il prendre un traitement antipaludéen pour un voyage au Bénin
La chimioprophylaxie est généralement recommandée pour de nombreux séjours au Bénin, selon le profil du voyageur et la durée du séjour. Le choix de la molécule se décide avec un médecin, car la protection contre le paludisme au Bénin repose autant sur le traitement préventif que sur les gestes anti-moustiques au quotidien.
Les moustiques sont-ils présents toute l’année au Bénin
Oui, la circulation du parasite reste active toute l’année au Bénin, portée par les moustiques anophèles présents en permanence. Elle s’intensifie pendant l’intersaison pluvieuse, avec des variations selon les régions du pays.
Cette analyse s’appuie sur les données publiques du Programme national de lutte contre le paludisme, de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Alliance africaine contre le paludisme, à mesure que la chimioprévention saisonnière progresse dans les départements du nord (l’évolution précise des zones de reproduction des moustiques selon les communes reste à vérifier sur le terrain, un point que la rédaction suivra lors de prochains reportages).
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