5 min de lecture Publié le 7 août 2026 827 mots

La musique béninoise offre des rythmes authentiques et des artistes de renommée internationale, portés notamment par Angélique Kidjo, artiste béninoise née à Ouidah en 1960 et cinq fois lauréate des Grammy Awards, dont les récentes distinctions placent le pays sous les projecteurs. Cette reconnaissance s’appuie sur un socle ancien : le zinli, associé aux traditions royales du Danxomè et à l’aire d’Abomey, l’agbadja, rythme cultuel et culturel du sud du Bénin lié aux peuples Watchi, Mina et Éwé, et le tchinkoumè, associé à Savalou et aux populations mahi. Ces répertoires, transmis pour partie par la tradition orale, ont d’abord accompagné des cérémonies funéraires, royales ou vodoun avant de trouver, pour certains, une place dans les réjouissances actuelles. Ce mélange de racines anciennes et de rayonnement récent définit la musique béninoise d’aujourd’hui.

Quels sont les rythmes traditionnels emblématiques de la musique béninoise ?

Les principaux rythmes sont associés à des aires culturelles et à des communautés particulières, souvent liées aux royaumes du Danxomè ou aux pratiques vodun :

  • Le zinli, associé à la cour royale d’Abomey, aurait été créé au XIXe siècle par le prince Gbéyin, futur roi Glèlè, à l’occasion de funérailles royales, selon une tradition largement transmise oralement. Joué à l’origine sur le kpézin, une jarre-tambour, il est devenu par la suite un rythme également festif.
  • L’agbadja, rythme cultuel et culturel du sud du Bénin, notamment dans le Mono, associé aux peuples Watchi, Mina et Éwé, dont l’histoire est aussi liée aux circulations de populations entre le Ghana, le Togo et le Bénin. Il repose sur des tambours, des gongs et des mouvements d’épaules caractéristiques.
  • Le tchinkoumè, associé à Savalou et aux populations mahi, aurait été créé selon la tradition par Adisso, un ancien esclave affranchi lié à la cour d’Abomey. Inspiré du zinli, ce rythme funéraire utilise notamment un gota, une calebasse qui remplace la jarre-tambour du zinli.
  • L’agbotchébou et le kpanouhou figurent également parmi les rythmes traditionnels du sud du pays, le second étant décrit comme un rythme festif des régions côtières, pratiqués selon les communautés dans des contextes cérémoniels et festifs.

Les grands rendez-vous vodoun, notamment les Vodun Days à Ouidah, donnent régulièrement lieu à des cérémonies, danses et prestations musicales, dont les festivals vodoun qui séduisent le monde témoignent, la présence de chaque rythme dépendant toutefois de la programmation et des communautés participantes.

Quels artistes béninois font rayonner cette musique dans le monde ?

Angélique Kidjo, née à Ouidah, compte parmi les figures béninoises les plus reconnues sur la scène musicale internationale. Elle a été nommée aux Grammy Awards 2026 dans la catégorie Best Global Music Performance pour son interprétation de “Jerusalema”, après avoir déjà remporté cinq Grammy Awards au cours de sa carrière. Elle a également été sélectionnée pour recevoir une étoile dans la catégorie musique du Hollywood Walk of Fame, au sein de la promotion 2026 : elle pourrait devenir la première artiste africaine noire à recevoir cet honneur, la date de la cérémonie n’ayant pas encore été annoncée. D’autres artistes, comme Gnonnas Pedro, figure majeure de la salsa béninoise, et Sagbohan Danialou, l’un des grands représentants du zinli moderne, ont contribué à faire connaître la musique béninoise au-delà des frontières.

Où la musique vodoun influence-t-elle encore la culture béninoise aujourd’hui ?

Les traditions musicales et chorégraphiques béninoises restent liées à plusieurs aires culturelles, aux anciennes royautés du pays et à des pratiques vodun encore présentes dans de nombreuses communautés. Aujourd’hui encore, villages et quartiers vibrent au son du zinli et du tchinkoumè lors des cérémonies vodoun. Le Conservatoire de danses cérémonielles et royales d’Abomey (CDCRA) participe à la formation des artistes et à la préservation de ce patrimoine chorégraphique et musical. Pour repérer une prestation pendant un séjour, consultez l’agenda des concerts et expositions au Bénin, une bonne porte d’entrée dans la musique béninoise.

Questions fréquentes sur la musique béninoise

Quel est l’instrument traditionnel le plus utilisé au Bénin ?

Les percussions occupent une place centrale dans la musique béninoise, sous des formes qui varient selon les rythmes et les régions, comme le kpézin du zinli ou le gota du tchinkoumè déjà présentés plus haut. Chaque répertoire a sa propre combinaison d’instruments et d’appellations selon les communautés.

Peut-on assister à des concerts de musique traditionnelle pendant un voyage au Bénin ?

Oui, il est possible d’assister à des festivals et manifestations culturelles au Bénin. Les grandes fêtes vodoun de janvier et les festivals culturels restent les occasions privilégiées, la présence de chaque rythme dépendant toutefois de la programmation locale.

Profil de l'auteur
Lionel DEHOUI
Denel Writing | Web

Je suis Lionel Dehoui, consultant en stratégie de contenu & seo hybride. Fondateur de Denel Writing et de la plateforme Benin360.com, j’accompagne les e-commerçants et entreprises basés en France, Suisse, Belgique et au Québec au-delà de la simple rédaction (audit technique, humanisation de contenus IA et stratégies d'acquisition 360°). Mon objectif, c'est de transformer votre trafic en revenus durables grâce à l'alliance de la data et de l'humain.

Benin360 – Tourisme, Culture et Affaires au Bénin
Résumé de la politique de confidentialité

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.